Le tronçon Lyon/Turin relancé par la guerre de l’information

Le tronçon Lyon/Turin relancé par la guerre de l’information

En 1987 fut avancée l’idée d’une liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin, aussi bien pour les passagers que pour les marchandises. Des 2 cotés des Alpes tout le monde est d’accord, cela permettrait de désengorger les tunnels du Mont Blanc et du Fréjus, seul voies d’accès routier transalpin.
Du coté français, touts les bords politiques et en particuliers les habitants des vallées de Chamonix et de la Maurienne, le projet est fortement soutenu. Pour la province du Piémont, pour la ville et les milieux économiques, se serait le prolongement naturel avec Milan, et, à terme une voie d’accès avec la Slovénie.
Mais c’est sans compter avec les habitants de la vallée de Suse, qui ont multiplié les manifestations contre le projet. L’association « No TAV », à l’aide d’argumentaires techniques précis, a essayé de démontrer le non sens de ce projet. La réponse des politiques, surtout coté italien, est le bien fondé du « progrès », des grands travaux – sans aucune étude environnementale, des entreprises choisies sans appel d’offre et des couts de 3 à 6 fois supérieur  à ce qui se fait ailleurs en Europe.
Le peu d’information contradictoire au tunnel est verrouillé.
Depuis un groupe pro LGV s’est constitué du coté italien « Si TAV ». Un article est paru dans un journal italien, Il SORE 24 ore, qui appartient à une holding dénommé Confindustria, qui est la confédération des industries italiennes représentant un peu plus de cinq millions d’employés, est pour cette liaison Lyon-Turin. Les politiques ont rejoint le mouvement. Un groupe s’est même constitué sur Facebook sous l’impulsion de Maître Vincenzo Carena, qui est lui-même directeur du Rotary Club de Turin, et qui est membre fondateur, avec un autre cabinet d’avocat situé lui à Lyon, de l’Association européenne ELEN, réseau de cabinet d’avocats, d’économistes et de fiscalistes.
« Si TAC » est très actif pour faire redémarrer les travaux qui se montent quand même à quelques 9 milliards d’euros.