La stratégie d’influence culturelle extérieure de la France

La stratégie d’influence culturelle extérieure de la France

 

 

La culture française est l’ingrédient principal de l’image française. Celle-ci est étroitement liée à l’art de vivre, symbolisé notamment par le luxe, le chic, le romantisme et la gastronomie. Sur le plan industriel, l’image du Made in France évoque des produits manufacturés de haute technicité. Cette image, au-delà de sa composante culturelle, impacte directement la crédibilité économique du pays et son attractivité vis-à-vis des investisseurs étrangers.

Aujourd’hui dotée d’une enveloppe budgétaire de 3 milliards d’euros, la diplomatie globale prônée par la France dans le cadre de la modernisation de son action extérieure s’articule autour de quatre axes prioritaires parmi lesquels le « rayonnement et le renforcement de la France ». Cette thématique s’appuie sur la mise en place et le développement d’une véritable diplomatie d’influence, dans laquelle s’inscrit la diplomatie culturelle (disposant pour l’année 2017 de crédits à hauteur de 712 millions d’euros, soit une diminution de 4%).

La diplomatie culturelle consiste à « établir, développer et maintenir des relations avec les Etats étrangers par le biais de la culture, de l’art et de l’éducation » ; il s’agit d’un « processus particulièrement actif de projection externe à travers laquelle les institutions, le système de valeurs et la personnalité culturelle d’une nation sont promus à un plan bilatéral et multilatéral ». La conception contemporaine de la diplomatie culturelle couvre un large spectre d’activités : promotion de la langue française, échanges artistiques et culturels, coopération technique et scientifique, action audiovisuelle extérieure. Mais la diplomatie n’est qu’un moyen d’exercer une politique, elle-même conceptrice d’une stratégie.

À cet égard, peut-on mettre en évidence l’existence d’une stratégie française d’influence culturelle extérieure ?

En raison de ses carences, le rayonnement culturel français (I) peine à se muer en véritable influence extérieure (II) ; pour autant, un changement de paradigme et une adaptation des procédés d’action favoriserait une transition « de la culture au service de la diplomatie » vers « une diplomatie au service de la culture » française.

 

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