Du « hard power » au « soft power », l’influence culturelle britannique dans le monde

Du « hard power » au « soft power », l’influence culturelle britannique dans le monde

 

L’époque victorienne est remarquable par le degré de puissance militaire, économique et culturelle du Royaume-Uni. Sa domination n’est pas sans partage, mais reste à peu près inégalée dans son ampleur dont les effets sont toujours présents dans le pays, ses anciennes colonies et ailleurs. La superpuissance britannique dure presque un siècle avant de se rétracter pour laisser la place à de nouvelles dynamiques.

La perte de son empire colonial et la montée en puissance de nouveaux acteurs géopolitiques ont conduit à l’effritement progressif des vecteurs « traditionnels » (économiques et militaires) qui faisait du Royaume-Uni une grande puissance. Ayant acté le déclin de son Hard Power, le pays se considère aujourd’hui comme une superpuissance culturelle.

Éric Albert dans « Les Anglais dans le doute » (2015) en explique les raisons : « les Anglais aiment s’imaginer comme étant les inventeurs de la civilisation moderne. Non seulement parce que la révolution industrielle y a été́ inventée, modelant la planète entière, mais aussi parce que leur modèle de justice, de démocratie parlementaire et de liberté́ (y compris le respect de la propriété́ privée) s’est imposé ailleurs ».

L’influence voire la domination culturelle britannique dans le monde s’exerce dans de nombreux domaines : l’éducation, la finance, le système politique, l’humanitaire, etc. Clé de l’attractivité et du soft power du pays, elle fait l’objet d’une stratégie mise en place par le gouvernement et les élites. Le maintien de cette influence et son développement sont facilités par l’héritage historique de l’empire colonial qui a fait de l’anglais la langue mondiale de référence : selon le British Council, 1,5 milliard de personnes dans le monde parlent ou apprennent la langue de Shakespeare.

Ce dossier a pour but de mettre en lumière la stratégie d’influence culturelle extérieure du Royaume-Uni. Celle-ci sera organisée en deux temps : l’analyse des racines et des fondements de cette influence, puis l’analyse de ses vecteurs actuels qui permettent au Royaume-Uni de rester un acteur déterminant du monde actuel.

 

Pierre-Olivier Beyrand – Gauthier Bielli – Franck Dambaziki – Pierre De Pontalba – Aristide Lucet – Thibaud Piquet

 

Lire le PDF : L’influence culturelle du Royaume-Uni – VF – 2018