Les marges de manœuvre limitées d’Israël à l’égard des Etats-Unis

Les marges de manœuvre limitées d’Israël à l’égard des Etats-Unis

Retour sur un épisode qui a révélé un aspect des rapports de force économique officieux entre les Etats-Unis d’Amérique et Israël. La problématique a pris forme au Myanmar au mois d’août 2017 dont les médias ont rendu compte en novembre 2017. Durant le dernier trimestre 2017, l’Etat hébreu va se retrouver malgré lui au cœur d’une tourmente médiatique. Surgira ainsi une nouvelle dimension au conflit intraétatique birman, ou « scandale Rohingyas » : la vente présumée d’armes israéliennes au régime de l’Etat du Myanmar.

 

Les exportations d’armes israéliennes vers le Myanmar : aux racines du doute

Des sources discordantes s’élèvent entre les mois d’Août et Novembre 2017, concernant la vente d’armes par l’Etat israélien au Myanmar, et donc son implication indirecte dans les exactions commises. En effet de nombreux médias, qu’il s’agisse d’ONG de défense des droits de l’Homme, de la presse internationale ou encore israélienne (Times of Israël, Haaretz) l’ont fortement suggéré voire soutenu. À titre d’exemple, dès 2016, l’avocat activiste Etai Mack avait déposé un recours devant la Haute-Cour de Justice de l’Etat hébreu, afin de demander l’arrêt de l’export israélien d’armements à destination du Myanmar[ii]. De manière parallèle, à la fin du mois d’Octobre 2017, plus de 300 rabbins signent aux Etats-Unis une pétition adressée à Israël en ce sens[iii].Vérifier la véracité de cet export demeure toutefois complexe, dans la mesure où Israël dispose d’une politique stricte concernant la protection des données afférentes à son industrie de Défense : la dissimulation et la dénégation sont ses pratiques largement employées[iv]. Par ailleurs, les autorités de l’Etat hébreu ayant justement nié ces allégations, on notera l’absence de sources officielles israéliennes corroborant ces propos. Le Registre tenu par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), indique effectivement, sur la période 2000-2017, qu’Israël aurait fourni au Myanmar des armements de 155mm et 76mm, 120 véhicules blindés EE-9 Escavel et des patrouilleurs Super Dvora Mk3[v].

Consulter le site web de l’entreprise TAR Ideals Concepts, qui commercialise le système CornerShot, et ferait partie des industries de défense israéliennes potentiellement impliquées, nous permet également de constater que ces armes étaient bien présentes à l’époque sur le sol du Myanmar[vi]. Néanmoins il ne s’agit là que d’un faisceau d’indices. Le 1er Novembre 2017, un article d’Intelligence Online  affirme que les exportations israéliennes d’armements à destination du Myanmar sont non seulement avérées, effectives, mais se seraient également temporairement arrêtées[vii]. Le Ministre de la Défense de l’époque, Avigdor Liberman, contestera là-encore immédiatement, notamment auprès du Times of Israël[viii]. On constatera également que la décision de la Haute-Cour de Justice de l’Etat hébreu, rendue le 27 Septembre 2017, faisant suite à la demande portée par Etai Mack, s’est vue frappée du sceau du silence[ix]. Néanmoins, ces révélations interrogent en première lecture : rappelons que par le passé, les précédentes demandes réalisées par des ONG qui exhortaient Israël à l’arrêt des exportations d’armements, lors de conflits aux conséquences génocidaires (à titre d’exemple, au Soudan du Sud et au Rwanda), sont restées lettres mortes[x]. L’ensemble des signaux faibles évoqués ici, indiquent toutefois nettement un rapport de force à l’œuvre. Il convient donc désormais d’en dégager les parties prenantes.

 

Une vente d’armements israéliens au Myanmar : des bénéfices faibles au regard des coûts potentiels en terme d’image

L’Etat israélien et le Myanmar se targuent d’avoir connu plus de 60 années de relations amicales, et de partager une histoire relativement commune (indépendance en 1948, anciennes colonies sous domination britannique)[xi]. En pratique, la stratégie asiatique d’exportations israélienne débute dès les années 1950, avec l’espérance de trouver des Etats du Tiers-monde non-hostiles, comme ceux du Moyen-Orient, au jeune Etat hébreu. Le contexte géopolitique israélien ne permet d’ailleurs toujours pas à son industrie de défense de profiter du juteux marché que représente le monde musulman[xii] (l’Arabie Saoudite, l’Egypte, et les Emirats-Arabes-Unis sont respectivement les 2ème, 3ème et 4ème importateurs d’armes mondiaux[xiii]). Dans ce cadre, « le développement de liens avec la Birmanie au début des années 1950 a été un succès diplomatique majeur, [Israël] réussissant à dépasser l’encerclement Arabe ».[xiv] 

Si l’intérêt pour Israël de vendre ses armes en Asie est sans équivoque, un transfert effectif d’armements au régime birman n’est toutefois toujours pas avéré, d’autant que le Myanmar ne représente pas le débouché majeur des armements israéliens en Asie : sur la période 2013-2017, Israël est le 3ème fournisseur de l’Inde et de la Corée du Sud, le 2ème du Vietnam[xv]. Par ailleurs, Israël serait loin d’être le seul fournisseur d’armes du Myanmar : ses premiers pourvoyeurs sont la République Populaire de Chine (68%) et la Russie (15%)[xvi].

Il est vrai qu’en raison de l’embargo mis en place par les Etats-Unis d’Amérique et l’Union Européenne sur les exportations d’armes à destination du Myanmar, Israël demeurerait le seul Etat « occidental » à vendre des armes au régime controversé. De plus, une transaction d’un tel genre, entre des entreprises israéliennes et le gouvernement birman, si on suppose qu’elle ait bien eu lieu, aurait très probablement été réalisée dans la monnaie internationale. De fait, et en vertu du Patriot Act, cette transaction aurait été de facto soumise à la juridiction américaine. Au risque diplomatique initial vis-à-vis de son allié militaire historique américain, s’adjoint donc un risque financier, au regard de l’amende potentielle qu’aurait pu subir l’Etat hébreu. La tourmente médiatique dans laquelle l’Etat israélien a été impliqué suppose que d’autres enjeux soient évoqués.

 

La compétition sino-américaine en matière de drones militaires comme cadre réel du rapport de force

Israël aurait interrompu ses ventes d’armes, car la médiatisation engendrée par les déplacements et souffrances du peuple Rohingyas aurait mis au jour un type précis d’armement vendu au Myanmar : La société israélienne Commtact Ltd., spécialiste des systèmes de télécommunications[xvii] et filiale du groupe israélien Aeronautics Group[xviii], spécialisé en systèmes d’aéronefs non-habités, aurait adapté un système sur des drones possédés par le Myanmar, mais achetés à la République Populaire de Chine[xix]. Les Etats-Unis d’Amérique ont toujours développé une posture restrictive de vente de leurs drones Predator et Reaper au-delà d’une liste soigneusement sélectionnée de nations alliées, notamment européennes. Dans ce vide créé au sein du marché des drones, certains gros clients de l’industrie mondiale de l’armement n’hésitent plus à se tourner vers d’autres fournisseurs. C’est notamment le cas de l’Arabie Saoudite, qui fait désormais également appel à la Chine[xx]. Or, l’Arabie Saoudite est le premier client des armes américaines sur la période 2013-2017 (18% des exportations)[xxi]. L’offre chinoise est moins coûteuse, (d’un rapport de 5 à 100 millions de dollars)[xxii], et diversifie également l’offre à destination des pays politiquement peu enclins à investir dans de l’armement en provenance d’Israël ou des Etats-Unis d’Amérique. Dans ce contexte concurrentiel exacerbé, les Etats-Unis ne manquent pas d’accuser la Chine d’avoir subtilisé et/ou copié leur technologie en matière de drones[xxiii], expliquant ainsi la différence tarifaire entre des produits aux caractéristiques techniques similaires. Le gel temporaire des exportations israéliennes vers le Myanmar début Novembre 2017 aurait ainsi eu pour but de ne pas « froisser les Etats-Unis d’Amérique » après les révélations des mois précédents, car ceux-ci auraient été naturellement inquiets des conséquences d’un retro-ingeniering chinois, conférant de nouveaux avantages concurrentiels aux produits de ces derniers.

Notons à ce propos qu’« Israël avait fortement développé ses relations avec la Chine dans les années 80-90, ses exportations sont aujourd’hui officiellement proches de zéro, sous la pression des Etats-Unis. Ceux-ci ont lié leur aide militaire au respect de certaines conditions, en particulier concernant les transferts de technologies à des pays tiers »[xxiv]. Un risque supplémentaire s’adjoint ainsi à ceux évoqués : l’arrêt potentiel de l’aide militaire américaine à l’Etat hébreu, comme levier supplémentaire de leur protectionnisme.Sans préjuger aucunement de la stratégie éventuelle de l’acteur américain dans ce rapport de force, qu’une stratégie de déstabilisation massive, via la révélation au grand public d’informations compromettantes, aurait été une stratégie américaine d’influence tout à fait efficace. On complétera ces réflexions par la constatation que la pratique des déstabilisations massives est le cœur de l’étude de Pierre Gastineau, rédacteur en chef d’Intelligence Online, ici partie prenante.

 

La défense du secret par le déni, seule stratégie possible pour Israël

Du fait de ce contexte géoéconomique particulier, l’Etat israélien s’en est ici tenu à sa stratégie récurrente, la dénégation. De par la dureté historique de sa création, l’âpreté avec laquelle il a fait en sorte de se maintenir dans un environnement géopolitique hostile, et l’acuité avec laquelle il observe la mouvance des troubles à ses frontières, l’Etat hébreu a développé une culture du secret qui dépasse largement celle des autres Etats occidentaux. En ce qui concerne le cercle très fermé des informations attrayant à la Défense israélienne, l’Etat est passé maître dans l’art de la non-confirmation, du déni et de la classification. Ainsi des capacités nucléaires supposées, mais jamais confirmées, qu’Israël posséderait. À ce titre, le dernier trimestre 2017 est assez révélateur des capacités de déni du régime, et qui vont ici représenter sa majeure stratégie. Rappelons qu’en ce qui concerne le recours formé devant la Haute-Cour de Justice, celle-ci a estimé ne pas être compétente pour juger des affaires extérieures de l’Etat, et a frappé de non-publication sa décision en Septembre 2017. Au mois d’Octobre 2017, le Ministère des Affaires Etrangères israélien s’exprime publiquement en « démentissant vigoureusement les faux rapports disséminés dans les médias faisant état de sa participation dans la tragédie au sein de l’Etat Rakhine du Myanmar »[xxv]. Également, à la fin du mois de Novembre 2017, et en réponse à une interview de l’ambassadeur du Myanmar en Israël, Meung Meung Lynn, qui déclarait à la radio israélienne qu’Israël vendait des armes à son pays[xxvi], on notera que le Ministère des Affaires Etrangères israélien s’est empressé de réaliser un démenti public. Il a ensuite assuré que l’ambassadeur s’était rétracté sur ses déclarations, puis excusé[xxvii]. L’ambassade birmane ira même jusqu’à publier sa version des faits le lendemain, 1er Décembre 2017, dans laquelle elle expliquera que les paroles « mal-interprétées […] résultent d’une combinaison d’une édition trompeuse, d’une qualité d’enregistrement audio basse » et des imperfections linguistiques de son ambassadeur en anglais, qui aurait dit « isn’t » et non « is selling arms »[xxviii]. Israël a maintenu une communication à l’extérieur de son territoire, via des allocutions auprès des grandes organisations internationales et de la société civile. Ainsi dès la parution de la pétition réalisée aux Etats-Unis par plusieurs centaines de rabbins, Amir Sagie, le vice-consul israélien à New-York s’emploiera avant tout à affirmer que la situation au Myanmar a commencé après que les rebelles musulmans ont attaqué les positions gouvernementales, et que les exportations d’armement israéliens s’effectuent en conformité avec les règles édictées par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies (CSNU)[xxix]. Lors de son allocution[xxx] devant l’Assemblée Générale des Nations-Unies le 19 Septembre 2017[xxxi], le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahou ne manqua pas de vanter le nombre « incommensurable de vies sauvées » grâce à la participation israélienne à la lutte antiterroriste mondiale;ainsi que l’alliance renforcée entre Israël et les Etats-Unis, notamment grâce à Donald Trump et à sa (désormais ex-) représentante à l’ONU, Nikki Haley[xxxii].

La complexité inhérente aux décisions politiques d’un Etat souverain comme Israël ne permet pas de présumer des causes sous-jacentes de ces déclarations. Les déclarations du mois de septembre 2017 sonnent comme une forme d’anticipation de la tourmente médiatique dans laquelle l’Etat israélien fut impliqué par la suite. Benyamin Netanyahou ne manqua pas d’affirmer quelques mois plus tard, en décembre 2017, que « le Ministère des Affaires Etrangères et la politique étrangère israélienne subissent une attaque constante et injuste »[xxxiii]. Pour conclure, distinguer un gagnant ou un perdant dans ce rapport de force n’est pas aisé. Certes, il apparaît officiellement que l’Etat hébreu n’exporte pas d’armements en Chine[xxxiv], ce qui tendrait à confirmer la thèse d’une pression américaine en ce sens. Néanmoins on ne se hasardera pas à présumer des raisons afférentes à cette décision prise par Israël. On rappellera également que le rapport de force ici présenté n’est que suggéré au regard des éléments constatés, mais n’a, bien entendu, pas été officialisé via des déclarations officielles. Israël n’a a ce jour pas été sanctionné publiquement, n’a pas vu son partenariat avec les Etats-Unis remis en cause, et a mis en place une stratégie payante : le secret inhérent à ses actions instillera toujours le doute suffisant pour réduire la portée des affirmations de ses observateurs.

 

Kévin Noyerie

 

 

 

 

[i] Assemblée Générale des Nations-Unies (AGNU), Résolution N° A/C.3/72/L.48, Situation of human rights in Myanmar, Washington, 31/10/17, p.1

[ii] LEVINSON Chaim, « Israel’s Top Court Just Ruled About Arms Sales to Myanmar. But We’re Not Allowed to Tell You the Verdict”, Haaretz, 27/09/17, 1 page

[iii] TIBON Amir, “Over 300 U.S. Rabbis Urge Israel to Stop Selling Arms to Myanmar Amid Ethnic Cleansing Campaign”, Haaretz, 26/10/17, 1 page.

[iv] Voir en l’espèce les travaux réalisés sur l’industrie de défense israélienne, notamment ceux traitant de ses capacités nucléaires supposées, jamais reconnues publiquement par le régime.

[v] SIPRI Arms Transfer Database, généré sur la période 2010-2017.

[vi] http://www.tarideal.com/News/2701/Special_weapons_systems_in_Asia : on observe le drapeau du Myanmar, ainsi que le système Corner Shot disposé sur la table du formateur.

[vii] INTELLIGENCE ONLINE, « Gel des exportations vers la Birmanie pour ne pas froisser les US », 1/11/17, 1 page

[viii] ARI GROSS Judah, “Amid uproar, Israel halts arms sales to Myanmar — report”, The Times of Israel, 1/11/17, 1 page

[ix] LEVINSON Chaim, « Israel’s Top Court Just Ruled About Arms Sales to Myanmar. But We’re Not Allowed to Tell You the Verdict”, Haaretz, 27/09/17, 1 page.

[x] Chambre de Commerce et d’Industrie Israël-France (CCIF), IsraelValley, « TAR Ideal Concepts (Israël) aurait vendu des CornerShot à la Birmanie », 4/11/17, 1 page

[xi] Embassy of Israel in Yangon, “Myanmar Israel Bilateral Relation”, 18/08/2017, 1 page

[xii]Infoguerre.fr, “Comment Israël réussit à être le 4ème exportateur mondial d’armements », 14 juin 2007, 1 page

[xiii] SIPRI, SIPRI FactSheet, TRENDS IN INTERNATIONAL ARMS TRANSFERS 2017, Mars 2018, p.6

[xiv] BEIT-HALLAHMI Benjamin, The Israeli Connection: Whom Israel Arms and Why, I.B Tauris, 1987, p.25

[xv] SIPRI, SIPRI FactSheet, TRENDS IN INTERNATIONAL ARMS TRANSFERS 2017, Mars 2018 p.6

[xvi] Ibid., p.9

[xvii] SIBAT, Israel Ministry of Defense, Industries, Commtact Ltd.

[xviii] https://aeronautics-sys.com/home-page/about/group-companies/

[xix] INTELLIGENCE ONLINE, « Gel des exportations vers la Birmanie pour ne pas froisser les US », 1/11/17, 1 page

[xx] SHAU Shay, “Behind the Chinese Drone Factory in Saudi Arabia”, Israeldefense.co.il, 17/04/17, 1 page.

[xxi] SIPRI, SIPRI FactSheet, TRENDS IN INTERNATIONAL ARMS TRANSFERS 2017, Mars 2018, p.2

[xxii] GOH Brenda, DOYLE Gerry, “U.S., Israeli drone makers keep wary eye on rising Chinese”, Reuters, 08/02/17, 1 page

[xxiii] Defence Science Board, “The Role of Autonomy in DoD Systems”, Department of Defence, July 2012, p.81

[xxiv] Infoguerre.fr, “Comment Israël réussit à être le 4ème exportateur mondial d’armements », 14 juin 2007, 1 page

[xxv] GOLDBERG Jacob, “Israel, Myanmar struggle to explain ambassador’s apparent confirmation of new arms deal”, Coconuts Yangon, 04/12/17, 1 page

[xxvi] Interview réalisée le 1er Décembre 2017 sur la radio israélienne Galatz.

[xxvii] SCHNEIDER Tal, « Israel denies selling arms to Myanmar », Globes, 30/11/17, 1 page.

[xxviii] GOLDBERG Jacob, “Israel, Myanmar struggle to explain ambassador’s apparent confirmation of new arms deal”, Coconuts Yangon, 04/12/17, 1 page

[xxix] LEVINSON Chaim, “Israel’s Explanation for Arming Myanmar During Ethnic Cleansing Campaign: ‘Both Sides Committing War Crimes’”, Haaretz, 09/11/17, 1 page.

[xxx] Principalement d’ailleurs orientée contre le régime iranien.

[xxxi] ISRAEL MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS, “PM Netanyahu addresses the United Nations General Assembly”, 19/10/17, 1 page.

[xxxii] Dont le départ ce 09/10/18 aura à coup sûr des impacts sur la représentation israélienne à l’ONU. Cf. CORTELLESSA Eric, “With Nikki Haley’s departure, Israel loses its staunchest ally at the UN », The Times of Israel, 09/10/18, 1 page.

[xxxiii] ISRAEL MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS, “PM Netanyahu’s remarks at the start of the weekly Cabinet meeting”, 03/12/17, 1 page. Rappelons en toute bonne foi que l’Asie représente un volet mineur de la politique étrangère israélienne, dans un contexte de dernier trimestre 2017 riche en évènements sur les frontières proches de l’Etat hébreu : Syrie, Iran, bande de Gaza notamment.

[xxxiv] SIPRI Arms Transfer Database, généré sur la période 2010-2017.