La route de la soie numérique

La route de la soie numérique

 

 

La Chine séduit et fait peur. En 2017, sur 7,5 milliards d’individus dans le monde 1,38 sont chinois, et deux personnes sur trois sont asiatiques. On parle de pouvoir émergé et non pas de pays puissant, en considérant les facteurs de pouvoir tirés du livre « La fragmentation du monde » de Thierry Garcin qui sont : la politique et diplomatie, le pouvoir militaire, scientifique et économique. Il ressort de son analyse que comparée aux Etats-Unis, la Chine n’est pas un super pouvoir politique, pas un super pouvoir militaire, pas un super pouvoir scientifique. Sur le plan économique oui, la Chine est un super pouvoir, elle mise sur l’économie, avec l’ambition de devenir première puissance économique mondiale, et elle est déjà la première puissance exportatrice mondiale devant les US, qui la devance encore en termes de niveau de PIB.

Selon les Études économiques de l’OCDE de 2019, « Les investissements directs à l’étranger constituent une source essentielle d’acquisition de technologies », et cela a permis à la Chine de prendre la première place mondiale dans les activités numériques. « L’économie numérique représente désormais environ un tiers du PIB de la Chine et un cinquième des emplois, et progresse rapidement »A l’instar des projets d’ouverture vers l’extérieur (zouchuqu), la route de la soie numérique fait son apparition dans le cadre du projet BRI et depuis la Chine investie en masse dans les technologies de l’information et de la communication.

En quelques années la Chine est devenue un géant. L’ex-usine du monde, où se construisait grâce à des millions de bras les produits imaginés en Occident, a développé ses propres entreprises.Sans surprise les entreprises chinoises s’élèvent en tête dans la dernière étude annuelle Fortune Global 500.

 

Louis Ly,  Marc Demerlé,  Philippe Ramoul

 

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