Privatisation ADP : Totem idéologique ?

Privatisation ADP : Totem idéologique ?

 

« Retrouver notre esprit de conquête pour bâtir une France Nouvelle !» voilà les termes du Contrat avec la Nation acté avec les français le 8 Mai 2017 par le nouveau Président de la République Emmanuel Macron. Comment ? Donner aux entreprises françaises les moyens d’innover, de grandir et de créer des emplois, au travers d’un plan ambitieux symbolisé par loi PACTE : le Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises.

Pour cela un préalable de taille : créer un fonds pour l’innovation de rupture de 10 milliards d’Euro alimenté par le fruit des cessions de participations stratégiques de l’Etat à savoir : FDJeux, ENGIE et le Groupe ADP (Aéroports de Paris). Voilà donc comment le dossier de la privatisation du Groupe ADP fait l’actualité après celles des Aéroports respectivement de Toulouse, Lyon et Nice, initiés et déjà négociés en 2015 par Emmanuel MACRON lui-même, alors Ministre de l’Economie.

Notre Président de la République a de la suite dans les idées.

Une France Nouvelle dans un ordre mondial en mutation, dispersé, controversé où les chefs d’Etat prennent des allures de chefs de guerre et où l’indépendance énergétique, la maitrise des infrastructures pour la circulation des marchandises et des personnes deviennent des enjeux cruciaux. Alors pourquoi à un tel moment cet esprit de conquête mis en avant par le Président de la République doit il passer par la vente d’ADP, l’un de nos « bijoux de famille », si stratégique dans le jeu des puissances…

A la question de la stratégie se posent aussi le défi planétaire de la transition écologique face au réchauffement climatique dans un contexte social en France marqué par les Gilets jaunes et la période inédite du Grand Débat National symbole d’une demande forte d’équité sociale et fiscale de la part des français. La privatisation d’ADP pose donc question, et pas qu’une…alimentant ainsi une véritable guerre de contenus de l’information qui n’est pas encore définitivement finie à l’heure où cet article est écrit.

Aussi, nous nous attacherons ici à étudier les forces en présence et les différentes stratégies d’influence et d’informations mis en avant ces derniers mois.

 

Avant tout de qui et de quoi parlons-nous ?

Le groupe ADP est une entreprise française qui construit, aménage et exploite des plates-formes aéroportuaires. Paris Aéroports est la marque « voyageurs » du Groupe ADP sous laquelle sont exploités les 3 aéroports : le Bourget, Roissy Charles De Gaulle et Orly. Un Chiffre d’affaires consolidé de 3,617 Md€ et un résultat net part du groupe de 571 M€ (2017) en croissance annuelle de 10% depuis 2005.

Les actionnaires en présence à ce jour :

  • Etat Français : 50,6%
  • Investisseurs institutionnels : 20,1%
  • Schiphol Group : 8%
  • Vinci Airports : 8%
  • Predica : 5,1 %
  • Actionnaires individuels : 4,3%
  • Salariés : 1,6%

 Les sources de revenus d’Aéroports de Paris sont principalement issues de la rémunération de ses services aéroportuaires. Elles comprennent les redevances aéronautiques (atterrissage, stationnement, carburant, balisage lumineux, passagers), les redevances spécialisées (tri des bagages), les taxes payées par les compagnies aériennes et les passagers mais aussi les loyers des boutiques, des terrains et les recettes des parcs de stationnement. De même le groupe possède à cet égard près de 6.700 hectares autour de Paris, ce qui en fait le 1er propriétaire foncier de la région Île de France. ADP un groupe, donc, en progression financière et aux actifs multiples.

 

De quoi s’agit-il ici ?

Par définition, une privatisation est le transfert de la propriété d’une grosse partie, voire de la totalité, du capital d’une entreprise du secteur public au secteur privé. Or, comme le déclarait Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’Etat à l’Economie au moment de la discussion du texte au Parlement « L’Etat va signer un accord de régulation économique avec ADP, qui lui donnera un droit de regard sur l’évolution des redevances aéroportuaire et sur l’évolution des investissements » et cela « quel que soit l’actionnaire ».

Il ne s’agit donc pas d’une privatisation « traditionnelle » et définitive en tant que telle, mais bien de la concession de l’activité commerciale des aéroports pour une durée limitée de 70 ans. Au terme de cette période tous les actifs concédés seront rendus à l’Etat français. La guerre de contenu de l’information porte donc sur la cession d’un groupe en progression financière sous la une forme d’une cession en soit complexe dans un contexte de revendication sociale forte.

 

La privatisation d’ADP, une levée de boucliers de toute part qui profite aux opposants.

L’intensité de la guerre de l’information est allée de pair avec l’amplification du Mouvement des Gilets Jaunes. L’adoption en première lecture par les Députés à l’Assemblée Nationale du Projet de Loi PACTE défendu par Bruno au mois d’Octobre 2018 s’était faite sans tapage médiatique. L’Acte I du mouvement des Gilets Jaunes le 17 Novembre va changer la donne ! Le ton se durcit et la défiance vis à vis de nos institutions enfle avec des premières revendications fortes et symboliques : la suppression du Sénat et la dissolution de l’Assemblée nationale.

La remise en question de notre démocratie représentative est l’actualité. Il est le temps de la réflexion à plus de démocratie participative, de la remise en question du régime présidentiel de notre Vème République, considéré comme une monarchie présidentielle face à un parlement jugé impuissant. Des choix pris dans le passé en matière de décisions de politiques publiques sont contestés. L’une des illustrations : les blocages et les saccages des péages de nos Autoroutes concédées au groupe VINCI, également actionnaire du groupe ADP.

Dans une ère informationnelle où la nuance n’est plus, le raccourci est vite fait et nous assistons à une première attaque informationnelle contre cette privation axée sur la mise en doute de l’indépendance de l’Etat vis-à-vis des Lobbies d’entreprises privées puissantes. Idée qui sera d’ailleurs mis en relation par les opposants avec le départ choc du gouvernement un événement politique phare quelques mois auparavant de l’ex-Ministre d’Etat Nicolas Hulot pour le même motif dans d’autres domaines.

« Il nous faudrait un registre des lobbies de l’Elysée : combien de rencontres ? Combien de rencontres avec Vinci pour qu’on vende l’aéroport de Paris ? » tweete Francois Ruffin de la France Insoumise.

« Vente d’ADP : cela participe d’une république bananière ! » déclare Nicolas Dupont Aignant, Président de « Debout la France ».

L’Etat est-il à même de négocier dans de bonnes conditions financières le groupe ADP à l’heure où des politiques qui ont voté hier la privatisation des autoroutes en viennent publiquement à se renier commente de son côté le Député Eric Ciotti. 103 parlementaires LR publient une tribune contre la privatisation des aéroports de Paris. « En affaiblissant notre souveraineté, le projet de loi actuel insulte l’avenir des générations futures ». En cette fin d’année 2018 sur fonds de question lancinante de la convergence des luttes, ou pas, avec l’émergence des GJ, se crée une véritable convergence des « opposants » et « sceptiques » face à cette privatisation. Les pétitions fleurissent… Des intellectuels menés par l’essayiste Coralie Delaume et l’économiste David Cayla lancent le 24 février une pétition en ligne contre la privatisation des aéroports parisiens, prévue par la loi Pacte : « On peut trouver 250 millions euro autrement qu’en privatisant une infrastructure stratégique » (Marianne).

C’est ainsi que opposants ont axé leurs attaques et leur guerre d’information sur le « mal » français ou plutôt le mal des français : l’insuffisance criant d’éducation financière. Ceux qui maîtrisent les chiffres le savent : on peut tout dire et son contraire en matière de chiffres. A cela une mauvaise utilisation du vocabulaire financier et un mélange des genres pas très audibles « privatisation par concession » et il n’en faut pas plus pour que le bruit s’amplifie sur les réseaux sociaux et mette le doute. Est-on en train de vendre nos bijoux de famille à bas prix avec ses sempiternelles questions que se posent l’investisseur en action : Est-ce le meilleur moment pour vendre ? Quelle est la juste valeur à ce jour de mon action ?

 

Privatisation d’ADP : un choix de stratégie « financière » dans un pays où la finance n’est pas une « amie » ?

Dès son investiture Le Président de la République Mr Emmanuel Macron fait valoir un argument récurent : la réduction du déficit public de la France sur fonds de pacte de stabilité européen. En première ligne pour représenter le gouvernement, Monsieur Bruno Le Maire, Ministre de L’économie et des Finances, porteur de la Loi PACTE dans laquelle est inscrite la privatisation du groupe ADP. Pour le Ministre, la vente d’ADP est « une nécessité absolue ». « Il n’est pas dans le rôle de l’Etat de gérer des structures commerciales ». L’Etat doit être davantage stratège et savoir arbitrer quand il le faut ses participations publiques vers des secteurs économiques vecteurs de croissance et créateurs d’emplois comme le représente l’innovation de rupture.

La privatisation d’ADP n’est pas éternelle. Il s’agit d’une concession de l’activité commerciale des aéroports pour une durée limitée de 70 ans. Au terme de cette période, l’intégralité des infrastructures d’ADP sera rendue à l’État. La durée de 70 ans peut paraître longue, mais elle est inférieure à la durée d’autres concessions d’infrastructures importantes telles que le Tunnel sous la Manche la concession de 99 ans ou encore le Viaduc de Millau de 78 ans. Toute la question est : que vaudra demain ADP ? Comme dit l’adage acheter au son du clairon vendre au son du canon. La mariée est belle, en apparence selon Edouard Philippe. Ne vendons pas parce que demain ADP vaudra plus… Peut-être…ou pas…

La guerre du contenu de l’information a été axé très rapidement sur un ressort très souvent utilisé : le manque de connaissances financières des Français, associé au manque de confiance en l’avenir ambiant et très actuel. La principale difficulté à nos réformes économiques de notre pays n’est-il pas en effet son manque d’éducation financière auprès de ses concitoyens ? Ne prend-on pas le problème à l’envers depuis trop d’années ? 80% des français se considèrent mal armés en termes de culture financière. Comment alors mener une conduite de changement et de réformes de la France, de l’Europe efficace, si nous n’apprenons pas davantage à nos concitoyens la langue financière. Si nous n’avons pas une volonté politique forte d’inclusion de la culture économique et financière dans notre pays. Sans cela amener une véritable intelligence collective pour bâtir des réformes structurelles concertées et délibérés semble illusoire. Les remontées du Grand Débat National en atteste.

 

Les réformes économiques sont à ce jour inaudibles par une majorité de français.

La peur empêche toute pensée rationnelle, toute projection vers l’avenir. Le manque d’acculturation financière rende les français vulnérables face à toute campagne de désinformation sur fonds de thèses complotistes et nous enferme dans une forme de présentéisme qui nous paralyse. Enfin de cette guerre de l’information autour de la privatisation d’ADP ressort la question de la position de la France en Europe, de sa grandeur, de sa puissance, de sa souveraineté.

Pour cela il nous faut savoir à quoi est prête la France ou plus précisément à qui la France est-elle prête à céder sa participation dans le groupe ADP. A tout investisseur ? Français, Européen ou étranger ? Doit-elle accepter sur un seul critère de surenchère économique de vendre à un investisseur chinois ? américain ? indien ? Russe…

Les détails de ce mode de cession devront nous en dire plus quant à sa réelle ambition en termes de rayonnement international. Nous indiquer si nous croyons en l’union européenne une vraie discipline collective, un comportement pour lequel le fameux « chassé en meute » doit être la règle, de même que la solidarité des investissements pour faire face aux enjeux mondiaux de l’innovation. Il en va de l’influence même et de l’impact futur de nos décideurs politiques.

A ce jour la privatisation reste à l’état de projet non encore abouti. En effet, une initiative parlementaire de demande de Référendum d’Initiative Citoyenne est toujours en cours. Ce qui aurait fait dire au Président de la République cet été 2019 : « Il faut prendre son temps. Et il ne faut pas faire comme si le référendum n’existait pas ». « Il convient de respecter les Français signataires du projet de référendum d’initiative partagée. Et de ne pas donner l’impression, en attaquant cette procédure, que nous les méprisons. Le processus doit aller sereinement jusqu’au bout, comme le prévoit la Constitution », indiquerait-il aussi à ses troupes.

A suivre donc…

Cédric Roussel

Sources :

 

Extrait issu du Programme d’Emmanuel Macron

https://storage.googleapis.com/en-marche-fr/COMMUNICATION/Programme-Emmanuel-Macron.pdf

 Loi PACTE : des débats enflammés sur la privatisation des Aéroports de Paris (Actualités du droit) : En 2018, le groupe Aéroports de Paris (ADP) a été le n° 1 mondial du secteur aérien avec un chiffre d’affaires de près de 5 milliards d’euros. Il s’agit d’une structure éminemment stratégique pour la France. L’article 44 du projet de loi PACTE porte sur la privatisation des Aéroports de Paris. Le 14 mars, en séance publique, le débat entre les députés sur ce sujet s’est révélé particulièrement houleux.

Aéroports de Paris, une privatisation contestable (Le Monde) : Alors que le projet de loi ouvrant la voie à la cession d’ADP vient d’être voté à l’Assemblée, cette opération n’a toujours rien d’évident tant sur le principe que sur ses modalités.

Groupe ADP : la privatisation en 7 questions (Le Point) : La loi Pacte, qui revient la semaine prochaine à l’Assemblée nationale, prévoit la privatisation d’Aéroports de Paris. Une opération rejetée par le Sénat.

Privatisation d’ADP: les grandes dates (Le Figaro) : Le projet de loi Pacte repasse à l’Assemblée nationale en deuxième lecture. Les députés ont voté ce jeudi l’article concernant la privatisation d’ADP qui avait été rejeté par le Sénat.

Privatisation d’ADP : échange tendu en commission entre François Ruffin et Olivia Grégoire (Le Figaro)

Les députés valident la privatisation d’ADP, les départements sont toujours sur les rangs (Banque des Territoires) : Sans surprise, les députés ont validé, jeudi, la privatisation d’ADP (ex-Aéroports de Paris), dans un climat houleux. Les discussions ont notamment porté sur le fameux « cahier des charges » de l’opération que le ministre de l’Économie avait promis d’envoyer aux députés.

Aéroports de Paris : la privatisation aura-t-elle des conséquences ? (France Info) : La privatisation des aéroports de Paris aura-t-elle des conséquences pour les voyageurs ? Les interrogations sont nombreuses, mais l’État se veut rassurant.

«Privatiser la Française des jeux et Aéroports de Paris est inutile et dangereux !» (Le Figaro) : La privatisation des deux monopoles publics ne profitera ni à l’économie, ni aux Français, écrivait Benjamin Masse-Stramberger en octobre. À l’heure où la loi Pacte est étudiée au Sénat et où le volet sur les cessions d’actifs fait l’objet d’un vif débat, cette tribune n’a rien perdu de son actualité.

Halte à la privatisation d’Aéroport de Paris ! (Mediapart) : Le projet de loi PACTE, que le Sénat examine fin janvier 2019, prévoit de vendre pour les 70 prochaines années plus de la moitié du capital de la société ADP à des « investisseurs » privés. Cette privatisation méconnaît le Préambule de la Constitution de 1946, qui oblige les collectivités publiques à détenir un service public national ou un monopole de fait.

«La privatisation d’aéroports de Paris est un non-sens» : Dans une tribune au Parisien – Aujourd’hui en France, des élus socialistes et apparentés listent de nombreux arguments pour réaffirmer leur opposition à la privatisation de la société de gestion des aéroports de Paris (ADP).

L’obstination insensée du gouvernement à privatiser ADP (L’Humanité) : Loin de convaincre sur le plan économique, l’opération, regardée de près par des groupes financiers, sème le doute quant à ses finalités réelles.

Privatisations : l’Etat cède ADP, les Français dupés ?: La loi «Pacte», qui arrive en deuxième lecture ce mercredi à l’Assemblée, doit notamment permettre à l’Etat de vendre ses parts d’Aéroports de Paris. L’opposition de droite comme de gauche fustige une mauvaise affaire financière.

Loi pacte: François Ruffin, la bête noire de la majorité : Tant pour ses méthodes impitoyables que pour son aura sur les réseaux sociaux, le député de la Somme est craint des députés macronistes. Avec la loi Pacte, le trublion a trouvé un nouveau terrain de jeu

FRANCOIS RUFFIN: Personne ne comprend pas, mais gardez ADP Mr le ministre (Youtube) : discours de Ruffin

103 parlementaires LR publient une tribune contre la privatisation des aéroports de Paris : Refusée par le Sénat, la privatisation d’ADP continue de faire des remous. Au nom de la souveraineté nationale, des parlementaires Les Républicains appellent dans une tribune à y renoncer, mais moins d’un tiers ont signé ce texte.

Loi pacte. La privatisation d’ADP est un « scandale d’État (L’Humanité) : Hier, les élus du groupe communiste au Sénat ont dénoncé la privatisation d’Aéroports de Paris. Une aberration économique et sociale au profit de Vinci, qui raflerait la mise.

Non à la privatisation d’Aéroports de Paris ! (Pétition sur change.org)

Des intellectuels s’engagent contre la vente d’ADP : « On peut trouver 250 millions autrement qu’en privatisant une infrastructure stratégique » (Marianne) : Avec l’essayiste Coralie Delaume, l’économiste David Cayla a lancé dimanche 24 février une pétition en ligne contre la privatisation des aéroports parisiens, prévue par la loi Pacte.

« Un choix stupide », « un sacrilège » : la privatisation d’Aéroports de Paris passe mal à l’Assemblée (Le Monde) : A droite comme à gauche, et même dans la majorité, les députés critiquent cette mesure de la loi Pacte, qui doit être votée jeudi.

Privatiser ADP, Engie et FDJ, une « nécessité absolue », dit Le Maire (Boursorama) : La privatisation d’Aéroports de Paris, de la Française des jeux et la diminution de la participation de l’Etat dans Engie sont « une nécessité absolue » pour préparer l’avenir, a déclaré mardi au Sénat le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno le Maire.

Privatisation d’ADP: Bercy assure que l’Etat gardera un droit de regard sur les décisions majeures (BFM) : La secrétaire d’Etat à l’Economie Delphine Gény-Stephann a assuré que l’Etat allait signer un contrat de régulation économique avec Aéroports de Paris, qui lui donnera un droit de regard sur l’évolution des redevances aéroportuaires et sur l’évolution des investissements

Privatiser ADP oui, la FDJ non (Les Echos) : Pour François Lévêque, professeur d’économie à Mines ParisTech, le gouvernement a raison à moitié au sujet de la privatisation d’ADP et de la FDJ.

Privatisation d’ADP : Le Maire ne lâche rien (Les Echos) : Malgré le vote de rejet au Sénat, et les nouvelles attaques des députés de l’opposition cette semaine, le ministre de l’Economie a fait rétablir en commission spéciale la privatisation du groupe aéroportuaire dans le projet de loi Pacte.

Privatisation d’ADP : Le Maire donne de nouveaux gages (Le revenu) : Le débat sur le projet de loi Pacte s’est poursuivi à l’Assemblée nationale ce jeudi 14 mars. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a dû de nouveau défendre face aux parlementaires la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) prévue dans le texte.

Vive la privatisation d’ADP ! (Les Echos) : L’avocat Hervé Guyader applaudit la future mise en concession de la plate-forme aéroportuaire parisienne, décidée mi-mars par l’Assemblée nationale.