Le marché des céréales : un système informationnel dominé par les Etats-Unis ?

Le marché des céréales : un système informationnel dominé par les Etats-Unis ?

 

Nature, Ciel, Panorama, Agriculture, Sunset, Champ

 

« La sécurité alimentaire conditionne la stabilité des États et la paix dans le monde.  Le blé, plus particulièrement, incarne à quel point une matière première alimentaire détermine la sécurité mondiale ». (1)

L’agriculture est un domaine hautement stratégique pour les Etats. Le système de fixation des prix fait partie des manœuvres informationnelles d’encerclement cognitif dans une recherche de suprématie.

L’incapacité à assurer l’approvisionnement de matières premières ou la hausse des prix de ces dernières peuvent entrainer des révoltes politiques. Le printemps arabe en est illustration : la spectaculaire flambée des prix du blé a joué un rôle central dans la montée des contestations. La sécurité alimentaire fait en ce sens partie des priorités stratégiques étatiques. C’est pourquoi il est indispensable pour les Etats de connaitre l’évolution du marché mondial. Or, sur le marché des matières premières agricoles les informations américaines prédominent.  Pour autant, le système informationnel mis en place par Washington à la suite du grand vol de céréales de 1972 laisse entrevoir de potentielles failles dont peuvent profiter certains Etats.

 Les conflits générés par la volatilité des prix 

Le prix du blé sur le marché mondial est lié à différents facteurs. Premièrement, le prix sur le marché mondial est défini par les pays exportateurs. En effet, la demande étant relativement stable (elle est qualifiée d’inélastique), ce sont principalement par les variations liées à l’offre qui influencent les prix. Les prix ne sont donc pas basés sur la seule production mondiale. Ces derniers reposent également sur les stocks mobilisables des puissances exportatrices de blé (2). Par ailleurs, il convient de comprendre que, lorsque les récoltes sont mauvaises ou que les stocks sont bas, les prix n’augmentent pas de manière linéaire et proportionnelle. Selon la théorie de Gregory King (1648-1712), un déficit dans une récolte de blé entraine une augmentation des prix dans une proportion plus importante que celle du déficit. Ainsi, un déficit de 10% de la récolte mène dès lors, à une augmentation du prix de 30%.

Plus l’offre se réduit, plus le coefficient multiplicateur devient important : un déficit de 50% dans les récoltes provoquerait une augmentation de 450% au niveau des prix. En témoignent les récoltes de 2006 et 2007 qui ont été marquées par des accidents climatiques sévères dans des zones exportatrices et les stocks mondiaux qui étaient particulièrement bas (3). Une telle situation a mené à une crise de l’offre. Conséquence : les prix du blé ont quasiment doublé en moins d’un an entrainant des troubles sociaux dans plusieurs pays (4). Il est donc indispensable pour les Etats de posséder des informations à l’échelle mondiale (production des grands exportateurs, état des stock mondiaux, demande internationale) afin de pouvoir anticiper les potentielles hausses ou baisses des prix des matières premières agricoles.

Le rapport « WASDE » : une domination américaine du système informationnel mondial du marché des céréales

Les Etats – Unis se sont imposés depuis les années 1970 comme la source indispensable d’informations sur le marché mondial des céréales. Le département de l’Agriculture américain (USDA) à travers son rapport WASDE s’est affirmé depuis comme le porte-parole mondial et incontournable sur ce marché stratégique.

Le Grand Vol de Céréales de 1972 par l’URSS :  l’évènement catalyseur 

Symbole d’une défaite américaine face à l’URSS, le grand vol de céréales (plus connu sous le nom de « Great Grain Roberry ») a poussé les Américains à mettre en place un système informationnel mondial sur le marché des matières premières agricoles.

En juillet 1972, l’URSS a commencé à acheter du blé étranger, achetant près de 10 millions de tonnes de blé, 6 millions de tonnes de maïs à des courtiers américains pour surmonter une pénurie (5).  Cependant, ces achats soviétiques ne furent pas annoncés publiquement pendant plusieurs mois. Moscou a ainsi pu acheter de grandes quantités (grâce à des crédits américains) et ce, sans faire monter les prix.  Or, il s’est avéré que la pénurie en URSS (dont certains rapports américains faisaient déjà le constat) faisait partie d’une pénurie mondiale de production de céréales. Pénurie qui aura quasiment anéanti les stocks internationaux. Lorsque les différents achats soviétiques furent rendus public, les prix des céréales nationales ont dès lors fortement augmenté, provoquant une inflation alimentaire sans précédent.  Cet évènement, nommé le « grand vol de céréales » de 1972 a marqué un tournant de l’Histoire. Les Etats-Unis, à partir de cette date se sont attelés à construire un système de surveillance mondial en matière d’offre et de demande agricole afin d’éviter qu’un évènement similaire à celui de 1972 se produise à nouveau (6).

Le rapport WASDE : La création d’un monopole informationnel américain sur le marché des céréales 

En 1973 est publié le premier rapport du département américain de l’Agriculture (USDA) : le « WASDE Report » (World Agricultural Supply and Demand Estimates). Ce rapport établit les estimations mondiales entre l’offre et la demande agricole (7). Pour toutes les céréales (blé, riz, soja, maïs, etc.) sont présentées les deux dernières années, les prévisions pour l’année en cours des grands exportateurs, des grands importateurs, de leurs stocks (de début et de fin), de leur consommation domestique ainsi que de leurs importations et exportations selon chaque type de céréale. En ce sens (8), depuis les années 1970 (date à laquelle la domination américaine sur les marchés mondiaux de produits agricoles brut commence à s’effriter), l’USDA publie, tous les mois un rapport sur l’état agricole mondial.

Pour ce faire, l’USDA récolte des informations sur la production étrangère à travers un réseau d’attachés, mais également à travers les données des gouvernements étrangers, des satellites et des données météorologiques (9). Ce rapport ne connait de nos jours aucun équivalent dans le domaine, et, bien que ses chiffres soient souvent contestés, aucun acteur ne saurait aujourd’hui travailler sans celui-ci. Les informations procurées par le département américain se sont imposées au niveau mondial. Elles sont devenues indispensables : Elles régulent aujourd’hui le marché mondial des matières premières. Cela explique que celui-ci soit redouté par beaucoup d’acteurs car les réactions du marché sont d’autant plus importantes lorsque les informations sont inattendues (10).

Le rapport de l’USDA comme outil d’influence du cours des matières premières

Ces rapports mensuels constituent aujourd’hui des références pour un grand nombre d’acteurs : les négociants en produits agricoles, les producteurs agricoles, les transformateurs, les détaillants et les consommateurs, les fournisseurs d’intrants, les éleveurs de bétail et les producteurs laitiers. Ils permettent à ces acteurs de se positionner.  Aussi, lorsque les rapports de l’USDA sont publiés, ils influencent automatiquement les cours des bourses agricoles (11). Le site du gouvernement américain l’affirme lui-même, le rapport WASDE de l’USDA est devenu la source incontournable pour le marché : « The WASDE report has a long history at USDA as the definitive source for global market conditions » (12).

Les informations centralisées par les Américains, et interprétées par ces derniers influencent dès la publication du rapport, les cours des matières premières agricoles sur les plus grandes bourses, notamment celles de Chicago et Euronext.

A titre d’exemple, suite au rapport de l’USDA en janvier 2015, le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars est passé de 4,0200 dollars à 3,8575 dollars (- 4,04 %) (13).  Autre exemple, le dernier rapport publié par l’USDA qui date du 9 octobre 2020. Celui-ci a impacté, comme à son habitude les prix sur le marché. En réajustant stocks de soja aux Etats Unis (qui étaient estimés à 12,52 millions de tonnes en septembre contre 7,9 millions en octobre) et les prévisions pour blé russe (dont l’estimation des exportations est passée de 37,5MT à 39 MT), le boisseau de blé (14) a perdu 0,5%, (5 ,9225 à 5,9525 $) tandis que le soja a pris 1,48% (de 10,5 $ à 10,65$) .

Dès lors, on pourrait tirer la conclusion que les Etats-Unis contrôlent à eux seul le système informationnel en s’affirmant comme l’unique acteur capable de proposer de telles informations. Washington a en effet le pouvoir de collecter et d’analyser des données du monde entier sur la production et la demande agricoles, délivrant ainsi sa propre grille de lecture des données du marché. Une interprétation et des prévisions qui elles-mêmes impactent le prix des matières premières agricoles et donc indirectement la stabilité politique mondiale.

Risques de manipulation de l’information par les autres Etats : les failles du système informationnel américain à travers l’exemple chinois

Le système mis en place par les Américains n’est pas sans failles. Car, parmi les informations récoltées, figurent également des informations fournies par les Etats. Les Etats-Unis sont donc en partie dépendants des informations qui leur sont rapportées, notamment étatiques. Or, certaines sociétés sont plus contrôlées que d’autres, à l’instar des sociétés russe ou chinoise.

Un système informationnel dépendant des sources étatiques : l’exemple chinois 

Les informations dans ces sociétés sont globalement plus opaques et donc difficilement accessibles. Aussi, le département américain est-il forcé de se reposer plus amplement sur les informations transmises par ces derniers.

La Chine est par exemple, l’une des économies agricoles les plus importantes et un acteur majeur sur les marchés internationaux. Les analystes ont donc besoin d’informations sur l’évolution rapide de l’économie chinoise mais les statistiques ne sont souvent publiées qu’en Chine et dans la langue locale. C’est ainsi que les données agricoles et économiques du Service de Recherche Economique (ERS) de l’USDA sur la Chine proviennent de sources officielles chinoise. Selon le site du département américain, les analystes « s’efforcent d’assurer la qualité et d’actualiser la base de données chinoise mais n’en garantissent cependant pas l’exactitude ». Le site américain affirme que « Les données sont souvent sujettes à des révisions par les autorités chinoise et peuvent donc être d’une exactitude douteuse » (15). De tels propos soulignent donc une première limite au système informationnel mis en place par Washington. Dans les sociétés plus contrôlées où les informations sont plus difficilement accessibles, les Etats peuvent manipuler les informations plus facilement en créant des asymétries d’informations qui leur sont favorables.

Or, la Chine est une puissance particulièrement préoccupée par sa sécurité alimentaire, en témoignent l’importance des stocks stratégiques présents sur son territoire selon l’USDA (16). L’aspect alimentaire est d’autant plus pris au sérieux par Pékin qui doit assurer l’approvisionnement de 1,4 milliard de citoyens. Selon le dernier rapport du département américain, Pékin possèderait 49.3% des stocks de reports mondiaux de blé, et 72.6% des stocks de soja (17). On pourrait donc penser, qu’au vu de l’importance de ces stocks, la Chine reste globalement en dehors de tout danger de pénurie.  Néanmoins, le comportement chinois depuis quelques mois remet en question certaines données publiées par l’USDA.

L’agressivité chinoise dans l’importation des matières premières : Pékin cache-t-il au monde une pénurie ?

Les dernières données présentées par les rapports de l’USDA notamment sur les stocks et la production chinoise laissent transparaitre plusieurs contradictions. En effet, la Chine a importé plus de blé au cours du premier semestre 2020 qu’au cours de la première moitié de n’importe quelle année de la dernière décennie.  Rien qu’au mois de juin, le volume des importations chinoises de blé, toutes sources confondues, a été le plus élevé des sept dernières années (et tout cela par les sociétés étatiques chinoises !). Par ailleurs, le prix du maïs en Chine a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans, ce qui laisse supposer qu’il existe un problème certain avec l’approvisionnement au niveau de cette céréale dans le pays (18). Enfin, il convient de souligner que depuis le début de l’année, Pékin est en passe d’atteindre son taux d’achat de soja américain le plus élevé depuis 2014 et que les importations chinoises de soja en provenance du Brésil ont augmenté de 91 % en juin par rapport à l’année précédente (cela n’est donc pas lié aux accords commerciaux de Phase 1 entre les Etats-Unis et la Chine). Rien qu’en aout, les achats de céréales (19) ont progressé de 35 % et ceux de soja de 17,6 % . Impressionnant. La Chine importe donc de manière agressive depuis plusieurs mois (20).La situation sanitaire sera-t-elle la raison d’un tel empressement ? Ou seraient-ce les aléas météorologiques auxquels la Chine a dû faire face depuis quelques mois qui expliquent le comportement de Pékin ? Car la Chine a récemment subi de graves inondations et pluies torrentielles. De nombreuses terres agricoles ont ainsi été détruites, notamment dans le bassin du Yangtsé, le grenier à riz chinois (21).Pourtant, Pékin n’a donné aucune d’information allant dans ce sens. Alors, comment expliquer l’empressement chinois ? Cela laisse t’il présager une pénurie alimentaire du côté asiatique ?  Certains stocks auraient-ils pu être détruits suite aux difficultés climatiques ?

Il convient de préciser qu’il est peu probable que la Chine se mette à investir pour devenir le grenier du monde en dernier ressort. Ses stocks sont difficilement mobilisables et donc difficilement exportables et l’Empire du Milieu est bien trop préoccupé par sa propre sécurité pour s’assurer celle du monde (22).

Le dangereux double discours de Pékin 

Le comportement chinois suscite des interrogations, d’autant que le président Xi Jinping a lancé ces derniers mois une campagne anti-gaspillage (le président a jugé « choquant et inquiétant » (23)  le gaspillage de ses compatriotes). Etonnant pour une puissance qui détient, selon le rapport de l’USDA près de 50% des stocks mondiaux. Cette déclaration du président chinois constitue également une contradiction culturelle : Les banquets pantagruéliques font en effet partie prenante de la culture chinoise de certains milieux. Pour autant, le président chinois ne laisse en rien transparaitre un potentiel risque de pénurie : « En dépit des bonnes récoltes engrangées par notre pays chaque année, il est nécessaire de maintenir un sens de la crise en matière de sécurité alimentaire » (24). L’Académie chinoise des sciences sociales a par ailleurs déclaré le 17 aout : « il n’y a aucune raison de s’inquiéter » (25). Le double discours de Pékin laisserait -il présager un nouveau « grand vol de céréales » ?

Manipuler l’information pour contrôler le marché des matières premières agricoles

Quel serait l’intérêt de Pékin d’avouer (si tel était le cas) que son pays était dans une situation potentielle de pénurie ? Aucun. La Chine est dépendante à de nombreux égards au niveau des matières premières agricoles (les économies de Pékin et Washington sont dans ce domaine interdépendantes). Afin de pouvoir assurer une certaine stabilité des prix (ce qui n’est pas le cas déjà dans son marché domestique), la Chine a donc tout intérêt à ne pas déclarer que ses stocks aient été endommagés, que ses récoltes ne sont pas bonnes. C’est donc dans son intérêt de créer une asymétrie d’information et de manipuler les informations afin de pouvoir s’approvisionner aux prix les plus compétitifs possibles. A travers cet exemple d’actualité, on peut comprendre l’importance pour certains Etats de ne pas divulguer certaines informations (tel qu’une pénurie), de manipuler celles-ci afin de pouvoir répondre aux besoins de leur population et, in fine de lutter contre de potentielles instabilités politiques

Finalement, si les Etats-Unis possèdent une place dominante dans le rapport de force informationnel sur le marché des matières céréalières, les autres Etats peuvent également jouer de différentes stratégies afin de garder un certain contrôle sur les prix alimentaires en biaisant les informations liées à l’état de leur production (comme ce fut le cas avec l’URSS en 1972) et de leurs stocks stratégiques (comme cela semble être le cas avec la Chine). Pour autant, si une situation de pénurie non assumée par les Etats (comme le laisse supposer la Chine) s’avérait exacte, les conséquences seraient catastrophiques. Une telle vision n’inciterait pas les agriculteurs à produire plus. Ce type de manipulation de l’information s’apparenterait en effet une stratégie à court terme. Car, ce sont ces informations qui permettent de lancer des signaux d’alerte aux agriculteurs du monde entier et les incite à produire pour répondre à cette crise.

 

Margot de Kerpoisson

 

 

Note

1- Sébastien Abis, Géopolitique du blé : un produit vital pour la sécurité mondiale, Paris,  Armand Colin, coll. « Enjeux stratégiques », 2015, 270 p. 2015.

2-  Renaud de Kerpoisson, « Le prix mondial est affecté par les stocks mobilisables des exportateurs », Terre Net, 27 juin 2017.

3- Passion Céréales, « Comprendre la hausse du prix des céréales », dossier de Presse 2008, p.7.

4- Le Monde, « Cinq questions sur la crise alimentaire mondiale », 17 avril 2008 [En ligne]

5- Alex Duval Smith, Global wheat crisis recalls Moscow’s ‘great grain robbery’, The Guardian, 8 août 2010.

6- Ibid. Clifton Luttrell a écrit dans la revue de la Banque de la Réserve fédérale de Saint-Louis en 1973 que les Etats-Unis, devaient à la suite de ces évènements évaluer les exportations agricoles dans un contexte international (et non plus simplement national).

7- Wasde report, 9 octobre 2020.

8- Chaumet, Jean-Marc. « Le conflit commercial sino-états-unien, une reconfiguration du rapport de forces alimentaire mondial ? », Revue internationale et stratégique, vol. 114, no. 2, 2019, pp. 28-40.

9-  U.S. Department of agriculture website, WASDE FAQs,

10- Bahram Sanginabadi, « USDA Forecasts: A meta-analysis study », décembre 2017.

 

11- Trent. M Ilacek and B. Wade Brosen, « Trading based on knowing the WASDE report in advance », Journal of Agricultural and Applied Economics, 2017 .

12-   U.S. Department of agriculture website,, The Wasde Report, aka Crop Report.

13- AFP, « Les prix agricoles baissent, digérant les chiffres de l’Usda », Terre Net, 14 janvier 2015.

14- AFP, « Maïs et soja en forte hausse après un rapport américain », 10 octobre 2020.

15- Economic Research Service, United States Department of Agriculture, « China Agricultural and Economic Data », 20 août 2019.

16- Agir Agri, « La Chine détient la moitié des stocks mondiaux de céréales et de riz », 27 juin 2018.

17- USDA, « Wasde report », 9 octobre 2020.

18- Sal Gilbertie, « China Food Crisis? Rising Domestic Prices And Large Import Purchases Send A Signal », Forbes, 28 juillet 2020.

19- Claude Fouquet, « Accélération surprise des importations de la Chine », Les Echos, 13 octobre 2020.

20-Ibid.

21- Capital, « La lutte de la Chine contre le gaspillage pose la question de la sécurité alimentaire », 26 août 2020.

22- Renaud de Kerpoisson, « Le prix mondial est affecté par les stocks mobilisables des exportateurs », Terre Net, 27 juin 2017.

23- Capital, « La lutte de la Chine contre le gaspillage pose la question de la sécurité alimentaire », 26 aout 2020 .

24- AFP, « Xi Jinping demande aux Chinois d’arrêter de gâcher de la nourriture », Le Point, 13 aout 2020.

25- AFP, la Chine va-t-elle faire face à une crise alimentaire ? BFMTV, 26 aout 2020.